_Kapitel Vier _

_Kapitel Vier _




Nous sommes donc tous les deux assis sur le banc miteux de cet arrêt de bus, ayant pour seul fond musical la pluie martelant le sol. Il sort toutes ses affaires et me tend le sujet. Apparemment il faut rédiger une tirade faisant l'éloge de la fidélité tout en s'appuyant de celle de Don Juan où lui, fait l'éloge de l'inconstance.
Je prends alors une feuille et rédige quelques arguments, ensuite je lis la tirade de Don Juan pour pouvoir m'en inspirer. C'est drôle quand même, faire l'éloge de la fidélité... Fidèle, je ne l'ai pas toujours été. Mais lorsqu'on aime réellement, on est capable de tout, alors rester fidèle, c'est un jeu d'enfant, non?
Une fois ceci-ci fait, je relève la tête vers " mon élève ", il a son regard posé sur moi et ne dit pas un mot.


- Alors, pour trouver des arguments tu relèves tous ceux de Don Juan et tu dis le contraire.


Il s'éxécute sans un mot. Je pensais qu'il allait émettre plus d'objections, mais apparemment non. Tant mieux, il a compris que je ne me plierais pas à ses volontés.
Lorsqu'il finit, il me tend sa feuille et me fait lire ce qu'il a marqué.


- Oui, c'est pas mal. Il ne te manques plus qu'à rédiger le tout, et pour t'aider, tu peux prendre ce que moi j'ai marqué.


Il acquiesce et se met au travail. Je le vois écrire pendant je ne sais combien de temps tandis que moi j'écoute plaisiblement ma musique. Au bout d'un certain temps, il relève enfin la tête et me tend sa copie, toujours sans un mot.
Je lis ce qu'il a écrit et je dois avouer que je suis plutôt étonné qu'il ai besoin d'aide en allemand. Il écrit très bien, ses phrases sont joliements tournées et certaines sont mêmes poétiques. Je lui corrige seulement certaines fautes d'orthogrpahes et lui rend sa feuille.

- C'est très bien, je pense que tu auras une bonne note.

Je me lève alors et pars tranquillement, la pluie s'est calmée et ce ne sont que de fines gouttes qui tombent désormais. L'androgyne vient ensuite à mon niveau quelque peu essoufflé.

- Merci.

- De rien mais c'est bien la première et la dernière fois. La prochaine fois, sois à l'heure.

- Euh oui ... Au fait, moi c'est Bill et toi?

- Tom ...



On marche silencieusement jusqu'à nous retrouver dans cette même rue où je l'avais déjà aperçu quelques jours plutôt. Le moment où je dois tourner arrive, je fais un petit signe de la main à Bill et continue ma route.
J'avoue que pour un premier contact avec un potentiel ami, ce ne fut pas très glorieux mais j'aurais peut-être été plus sympa avec lui s'il n'était pas arrivé en retard. C'est de sa faute. Oui, c'est toujours plus facile de rejeter la faute sur les autres plutôt que de se dire que nous sommes pas sociables ...


[ ... ]



Assis près de la fenêtre, je regarde les gens passer, ils sont presque tous en groupe. Ils ont tous le sourire aux lèvres, ils ont l'air d'être heureux... Cette vision me fait mal mais je n'en ai pas d'autres. Oui, je vous vois venir, je ne suis qu'un égoiste qui privilégie son bonheur avant celui des autres mais je ne peux pas le nier, voir les autres heureux tandis que moi je ne le suis pas, ça me fait mal. Autant être honnête.
Je relève la tête pour voir où en sont les autres, certains discutent, d'autres sont encore en train de travailler sur leur traduction. Je suis en ce moment en plein cours de français. J'ai toujours rêvé d'aller à Paris, c'est d'ailleurs pour ça que j'ai choisi cette langue. La prof commence à corriger les quelques phrases qu'elle nous a donné à traduire et je replonge dans la contemplation des lycéens marchant dans la cour.
J'entends ensuite la prof prononcer mon nom, je relève la tête vers celle-ci et comprend qu'elle a ordonné à une élève de venir s'installer à côté de moi.
L'élève en question est une jeune fille, brune aux yeux verts, plutôt jolie. Elle me sourit, je le lui rend tant bien que mal.


- C'est bien toi qui donne un cours d'aide le lundi soir?

- Euh, oui, pourquoi?

- Je me suis inscrite. D'ailleurs, j'ai eu un peu de mal à le faire!

- Pourquoi ça?

- La liste était longue, beaucoup de personnes voulaient avoir un petit cours particulier avec toi! Surtout les filles ... Heureusement que nous n'avons pas le droit d'être plus de deux!

- Ah ... je n'étais pas au courant. Mais il ne fallait pas te donner autant de mal, je ne suis pas le seul à donner ces foutues cours!

- Peut-être, mais moi, c'est toi que je voulais.



Elle me lance un regard malicieux et plonge dans sa prise de note. Je la regarde, presque incrédule, j'ai rarement vu une fille aussi directe. J'aime bien cette qualité chez une fille ... ou chez un garçon. Oui, j'aime les garçons, mais les filles ne me dérangent pas pour autant. On me qualifie donc de bisexuel.
Le reste du cours se passe plutôt rapidement, ma voisine ne m'a plus reparlé et je me suis replongé dans mes pensées.

Je me dirige désormais vers le réfectoire, seul. Oui, je suis un solitaire, cela ne me dérange pas. Comme on dit, mieux vaut être seul que mal accompagné. Je m'installe à ma table habituelle et tente d'avaler quelque chose mais je n'ai vraisemblablement pas faim. Je n'ai plus d'appétit depuis qu'il est partit ...
Je suis tiré de mes pensées par une voix qui ne m'est désormais pas inconnue.


- Salut! Je peux m'asseoir ?


Vous l'avez sans doute deviné, c'est ma nouvelle voisine de table en français. Je lui fais un signe de tête affirmatif et elle prend place en face de moi.


- Au fait, moi c'est Anaelle!

- Moi c'est Tom, mais tu le savais déjà.



Ses joues prennent soudain une légère teinte rosée, ce qui me fait d'ailleurs sourire. Sourire. Ca faisait tellement longtemps...
Elle me parle, me raconte un peu sa vie et surtout, elle me fait rire. Plus je discute avec elle, plus je l'apprécie, elle me fait oublié que j'ai le coeur brisé, que je suis loin de mes amis et que ma famille n'en ai plus vraiment une. En effet, elle est très forte.
Nous avons une heure de pause avant de reprendre les cours. Cette heure, nous la passons sur un banc dans un coin de la cour, à faire plus ample connaissance. J'en viens même à parler de moi, en omettant certains points bien sur. Je reste assez vague et je crois qu'elle a compris que c'est un sujet qu'il vaut mieux éviter.
A l'heure suivante, elle me présente son amie, Lena, une fille peu bavarde mais qui m'a tout l'air d'être gentille. Je passe mon après-midi avec elles, serait-ce donc elles mes amies? Peut-être bien ... D'autant plus qu' Anaelle vient de me proposer une soirée chez elle à regarder des DVD, ce que je me suis empressé d'accepter.

Il est 19h3o, je suis pile à l'heure, j'ai d'ailleurs eu du mal à trouver son adresse! N'oublions pas que je suis nouveau et je connais très peu cette ville!
Après avoir sonné, elle vient m'ouvrir avec un large sourire. Elle me fait entrer et m'emène vers le salon où une personne y est déjà installée.


- Tom, je te présente Bill, mon meilleur ami!



Coucou! :)
Je voudrais m'excuser pour tout le temps que j'ai mis à poster cette suite! =S
Surtout que ce chapitre n'est pas très long ...
Mais je vous dis encore un très Grand Merci pour tous vos commentaires qui me font très plaisir! =D
Je sais que ce chapitre n'est pas terrible mais la suite vous plaira plus je pense! =D
Oh et je ne me suis pas relue alors désolée s'il y a des fautes! =S
Gros Bisous à toutes! <3

Ps: Pour être prévenu de chaque suite, il suffit de laisser au minimum un commentaire sur le dernier article!




Est-ce que ta fic sera longue ou trés courte?

Je n'en ai pas la moindre idée! On verra bien avec le temps ... Mes idées peuvent varier alors la fiction peut prendre un tournent différent à tout moment, mais je pense qu'elle sera assez longue mais ensuite tout dépend de la conception que tu as d'une fiction longue ou courte ...

Comment trouves-tu autant d'inspiration pour chaque chapitre ?

^^ Je ne sais pas du tout ><'. J'écris c'est tout xD.


Un Enorme Merci pour toutes celles qui m'ont souhaité un bon anniversaire! :D

# Posté le mercredi 07 mai 2008 16:29

Modifié le samedi 10 mai 2008 14:37

_Kapitel Fünf _

_Kapitel Fünf _



Le dénommé Bill se lève vivement et me fait un mince sourire en murmurant un timide " Salut ". Je fais de même et Anaelle nous invite à prendre place sur le canapé. Pendant qu'elle part commander des pizzas, elle nous demande de choisir quelques films parmi sa collection de DVD, qui je l'avoue est impressionante. Notre choix fut rapide, il s'avère que Bill et moi avons les mêmes goûts, du moins en matière de cinéma. Nous passerons donc la soirée à regarder les trois American Pie.
Une fois les pizzas arrivées, nous mettons en route le premier film tout en mangeant. Enfin seuls eux mangent, moi, je tente d'ingurgiter tant bien que mal la nourriture. J'ai une part de pizza dans une main et un verre de coca dans l'autre. Je suis plus concentré sur la façon dont je vais m'en débarasser plutôt qu'à l'écran de télévision. Mon estomac est crispé et ma gorge est serrée. Ca fait bien trop longtemps que j'ai perdu l'habitude de manger ... Mais lorsqu'il m'a quitté, toute envie s'en allée avec lui. Je suppose qu'il me faut du temps, il faut toujours du temps pour faire son dueil, et lorsque celui-ci sera fait, l'appétit ainsi que ma joie de vivre reviendront. Oui, il me faut juste du temps.
Je remarque que Bill et Anaelle me lancent quelques regards inquiets. Ils ont déjà entamé la deuxième pizza alors que moi je n'ai même pas touché à ma première part. Alors pour éviter tout soupçon, je mords à pleine dents dans ma part de pizza devenue désormais froide. Je me hâte de finir et bois d'une traite mon verre. Je m'enfonce un peu plus dans le canapé et rejette ma tête en arrière, soulagé d'avoir réussi à avaler quelque chose. Cependant, je ne me sens pas du tout bien, je sens la nourriture tournoyer dans mon estomac, l'envie de vomir me prend. Je prétexte une envie pressante et m'en vais dans la salle de bain qui se trouve au premier étage, la deuxième porte à gauche d'après les indications d'Anaelle.
Je m'agenouille près de la cuvette, près à me vider, mais rien ne sort. Je mets alors deux doigts dans ma bouche et les enfonce profondément jusqu'à sentir un liquide monter, me brûlant la gorge au passage. Après m'être rinçée la bouche pour enlever ce goût plus que désagréable, je redescends et m'installe à ma place initiale, c'est-à-dire à côté d'Anaelle, qui elle se trouve entre Bill et moi.
La soirée peut enfin reprendre son cours. Je souris à chaque intervention de Bill ou d'Anaelle durant le film. Ca fait du bien d'avoir de la compagnie, de ne pas devoir passer ses soirées seul.
C'est donc avec regret que je vois la fin d'American Pie 3 arriver. Malgré l'heure tardive, nous restons à parler , apprenant à plus nous connaître. Et en fin de compte, Bill est plutôt sympa, il n'est pas comme l'image qu'il donne de lui. il n'est pas si arrogant et fier comme il essaie de le faire croire.
Après donc une heure à discuter, la fatigue se fait ressentir et je décide de m'en aller malgré les protestations d'Anaelle. Je lui dépose un bisou sur la joue et la remercie pour cette soirée.
Je sors alors dans la rue, Bill sur mes talons. Nous marchons côte à côte dans l'allée faiblement éclairée par les lampadaires.
On parle de tout et de rien, il m'explique où il habite, sa maison se trouve à seulement quelques rues de la mienne.

- Tu tournes à gauches et c'est la maison bleue.

- Ah ok. D'ailleurs, moi je suis arrivé!


Je lui dis au revoir et m'apprête à rentrer mais il m'interpelle avant.

- Tom?

- Oui?


Il s'approche de moi pour pouvoir me parler et plante son regard dans le mien. Ce regard me dit quelque chose, je ne saurais dire quoi mais il me semble familier...

- Tu sais Tom, je ... je voulais m'excuser ...

- Pourquoi?

- Pour lundi, je t'ai fait attendre une heure et j'ai vraiment été désagréable.

- T'en fais pas! Il fallait que tu joues ton rôle de chef de bande.


Il rigole mais reprend vite son sérieux.


- C'est pas une raison ... mais je tenais quand même à m'excuser.

- Très bien, excuses acceptées.

- Merci.



Il me fait un large sourire. Je ne savais pas que cela lui ferait autant plaisir. Son sourire s'estompe peu à peu et il arbore désormais une mine sérieuse. Ses yeux sont plongés dans les miens et je le vois se rapprocher un peu plus de moi jusqu'à ce que nos visages ne soient séparés par seulement quelques malheureux centimètres. Il pose délicatement une main sur ma joue et dépose ses lèvres sur les miennes effectuant ainsi une légère presion. Je pose à mon tour mes mains sur ses hanches, le collant ainsi plus contre moi tandis que lui entrouvre la bouche pour permettre à nos langues de se rencontrer. Sans réfléchir, je fais de même. Je n'ai absolument pas conscience de ce que je suis en train de faire et de cette langue qui caresse doucement la mienne. Je reprends difficilement mes esprits et me retire.

- Je suis désolé... Je n'aurais pas dû.

Je ne lui laisse pas le temps de répondre et cours jusque chez moi. Des larmes coulent sur mes joues. J'ai aimé ce baiser. Justement. Je l'ai trop aimé. Je m'en veux. J'ai l'impression de l'avoir trahi. Ais-je raison de penser cela? Lorsque votre petit(e)-ami(e) meurt, avez-vous le droit de reprendre une vie normale? De vous autoriser d'aimer à nouveau? Devrais-je me sentir coupable ou bien heureux d'avoir pu apprécier le baiser d'un autre?
Non, non et non. Je l'ai trahi. Je l'ai trompé. Lui. Mon amour. Mon coeur lui appartient encore et je ne peux pas aller vois ailleurs.
Et puis peut-être que pour Bill cela ne représentait rien. Peut-être que pris d'un soudain élan, il m'a embrassé mais sans arrière pensée. Pourquoi tout est toujours compliqué?

Après avoir pleuré, tapé dans tout ce que je pouvais, je monte dans ma chambre et prends ma guitare en mains.
J'ouvre ma fenêtre et vais m'installer sur le toit. Le vent me glace les joues mais peu importe. Tout ce qui compte pour l'instant est cette mélodie qui birse le silence de la nuit.
C'est une mélodie mélancolique. Une mélodie qui reflète parfaitement mon humeur.
Vous vous demandez certainement pourquoi je me mets dans un tel état pour un simple baiser non?
Mais comment réagiriez-vous?
Celui que j'aime est peut-être décédé mais j'ai encore l'impression qu'il passera le pas de la porte d'une minute à l'autre, qu'il me prendra dans ses bras et qu'il me suppliera de jouer sa chanson préférée à la guitare.
Il occupe chacune de mes pensées. Je pense à lui nuits et jours alors comment ai-je pu me laisser embrasser de la sorte? Non, pire, comment ai-je pu aimer un baiser venant d'un autre? Je suis pourtant amoureux, du moins je me sens amoureux ... Enfin, je crois.
Pourquoi faut-il que ce Bill boulverse tout? Pourquoi fait-il naître autant de doutes sur mon amour que je pensais d'une sincérité inégalable?
J'aimerai tant retourner dans le passé. A l'époque où mes parents n'avaient pas un sous et où il me fallait vendre de la drogue pour survivre et surtout où il était à mes côtés.


Coucou :)
J'espère que vous avez aimé!
On en apprend beaucoup sur ce fameux " il " ...
Je voulais aussi vous dire de passer ici. Je me suis inscrite sur cet annuaire et il regroupe de très belles fictions! Allez y faire un tour! ;)
Bisous.

# Posté le samedi 17 mai 2008 09:47

Modifié le samedi 17 mai 2008 10:41

_Kapitel Sechs_

_Kapitel Sechs_



Des pleurs, des cris, des mélodies plus tristes les unes que les autres, de la colère, de la culpabilité, de la frustration. Voilà à quoi se résumé mon week end. J'ai tellement honte de moi. Une trahison envers l'être aimé... Je ne m'en croyais pas capable. Mais suis-je vraiment coupable? Qui peut véritablement répondre à cette question? Mise à part lui, personne.

[...]


La masse d'élèves se ruent vers les portes du lycée tandis que moi j'effectue le chemin inverse. Je me dirige vers le bâtiment administratif où je pars me rayer des listes de volontaires. Non, je ne resterais pas une heure de plus le lundi soir. A quoi bon? Ce n'est certainement pas ainsi que je me ferais des amis. Les rencontres spontanées sont de loin les meilleures. Je verrai ensuite l'excuse que je fournirai à mon père pour expliquer mon acte ... J'assure seulement le cours d'aujourd'hui et c'est donc pour ça que je profite de mon passage pour jeter un coup d'oeil aux personnes qui se sont inscrites au cours d'aujourd'hui. Et c'est avec surprise que je remarque que toutes les places pour mon " cours " sont occupées jusqu'à la fin du mois prochain. Je souris interieurement, je trouve que c'est flatteur ... non? Ils me veulent moi alors qu'il y a une dizaine d'autres personnes prête à les aider aussi bien voir mieux que moi. Je reporte mon attention sur la date d'aujourd'hui et lis les deux noms inscrits, j'y vois sans surprise celui d'Anaelle, parcontre celui de Bill est également présent ...

J'entre dans la salle et y découvre Anaelle assise seule sur une table au milieu de la pièce, la tête soutenue par une main, la mine pensive. En entrant je suis quelque peu anxieux, je l'ai évité toute la journée sachant très bien la conversation qui m'attendra lors d'un face à face avec elle. Oui, celle concernant le baiser échangé entre Bill et moi. Je suis persuadé qu'il lui en a parlé. C'est sa meilleure amie non? Ca semble loqique qu'il lui en fasse part.
Je m'installe à côté d'elle adoptant la même position.

- Alors, pourquoi tu m'évites? questionne-t-elle .

Je fuis son regard, j'aurais du m'y attendre à cette question, elle est toujours très directe ...

- C'est parce que Bill t'a embrassé?

Oui, toujours ...

- C'est juste ça ?!

Je baisse les yeux et enfouis mon visage dans mes bras pour cacher mes joues rougies par la gêne. C'est vrai, c'est stupide, après tout, ce n'était qu'un baiser, un simple et ridicule baiser ...

- Ecoute, si tu n'aimes pas les garçons, il comprendra ...

- Non, ce n'est pas ça ...

- Et qu'est-ce que c'est ?


Je ne sais pas quoi répondre, lui dire la vérité ou contourner la question? Je ne la connais que depuis quelques jours, c'est bien trop peu pour lui accorder toute ma confiance.

- Je sors d'une relation et encore aujourd'hui, c'est assez compliqué... finis-je par répondre.

- Mais tu as aimé le baiser avec Bill?

- Oui ...

- Tu dois en parler avec lui. Tu voudras sûrement connaître les raisons qui l'ont poussées à faire ça.


Je hausse simplement les épaules en signe de réponse. Voyant qu'il est préférable de changer de sujet, elle me parle de choses et d'autres, des sorties de ce week-end aux quelles elle m'a gentillement convié. Nous passons alors cette heure-ci ainsi, sans finalement n'ouvrir aucun cahier ni livre.

Je suis sur le chemin du retour, les écouteurs dans les oreilles, tentant de faire le vide. Ne penser à rien, ne plus penser à ce qu'il me parasite. Juste essayer de vivre ma vie comme je la vivais avant que ce drame ne la brise. Oui, j'ai bien dit essayer ...
L'esprit completement ailleurs, je ne me rends pas compte de la personne qui se trouve juste en face de moi et fonce dessus involontairement.

-Excusez-moi, je ...

Je ne finis même pas ma phrase. Oui, vous l'avez compris, c'est Bill. Ce genre de choses n'arrivent qu'à moi, il y a un tas de personne que je pourrais bousculer dans la rue et il faut bien sur que ce soit Bill.

- C'est pas grave, dit-il en souriant timidement.

Je lui rends son sourire l'air plus que gêné, lui fais un signe de la main et continue mon chemin. Mais je n'ai pas le temps de faire plus d'un mètre que Bill m'interpelle déjà.

- Attends!

Je me retourne alors brusquement, redoutant la conversation qui allait suivre.

- Je ... je voulais te parler de ...

- Vendredi soir? achevais-je.

- Oui.


Il entortille nerveusement ses doigts et a le regard rivé sur le sol. Je vois qu'il a du mal à commencer alors je lui fais signe d'aller s'asseoir sur un banc un peu plus loin, il acquiesce en signe d'affirmation. Nous sommes desormais tous deux assis sur le banc, cherchant les mots pour débuter cette discussion.

- Je suis desolé, j'ai fait ça sans réflechir finit-il par dire, j'espère que ça ne changera rien entre nous ...

- Non, c'était juste un baiser qui ne voulait rien dire.

- Oui... Excuses-moi, je ne sais pas ce qu'il m'a pris.


Je ne réponds pas, à vrai dire je ne sais pas quoi répondre. Je me laisse juste envouter par ce regard. Oh mon Dieu, ce regard. J'ai toujours pensé que la couleur des yeux n'est guère importante mais parcontre l'intensité et l'expression du regard font toute la différence.

- Je suis desolée de ne pas être venu en aide tout à l'heure mais vu la situation, je n'ai pas osé...

- Ce n'est pas grave, et puis, je m'en doutais un peu ...


On se sourit alors, soulagé de la tournure que prenne les choses. C'est donc sans réflechir que je lui pose cette question :

- Tu viens boire un verre à la maison?

Après tout, c'est mon ami non? Et nous avons mis au clair les choses entre nous alors il est tout naturel pour de simples amis d'aller boire un verre ensemble.

-Euh, oui, c'est d'accord.

Une fois arrvés chez moi, je nous sers à boire et nous parlons timidement au début mais avec plus d'aisance par la suite, la gêne de l'évènement passé s'étant dissipée peu à peu.

C'est drôle de pouvoir se trouver autant de points communs avec une personne. En disant ça, je pense bien sur à Bill. Il m'est difficile de croire que nous puissions tant nous ressembler sur autant de points. C'est assez étrange je trouve, d'autant plus que lorsqu'il n'est pas à mes côtés il me manque affreusement. En effet, après mon invitation à boire un verre, nous nous sommes revu à plusieurs reprises, seulement tous les deux. Il n'y a aucune ambigüité sur notre relation, nous sommes juste amis, de très bons amis certes. J'avoue qu'au début, j'ai été surpris par notre relation, il fallait qu'on connaisse la vie de l'autre dans les moindres détails comme si cela nous donnait l'impression d'en avoir fait aussi parti. Mais ça fait longtemps que j'ai arrêté de me poser des questions, j'ai trouvé une personne qui me comprend mieux que quiconque alors je profite des instants passés avec lui. Pourquoi devrais-je me compliquer la vie alors qu'il n'y en a pas lieu? Je veux juste vivre et être heureux...
En y refléchissant, c'est lui qui m'a aidé à reprendre goût à la vie, qui m'a redonné le sourire. Il n'en est pas conscient car c'est un sujet beaucoup trop épineux pour que j'en parle, du moins pour l'instant, mais je sais qu'un jour viendra où je lui en parlerai... Après tout je lui dois bien ça, il m'a aidé alors que moi-même je me croyais perdu. Je lui serai éternellement reconnaissant d'être ce qu'il est; une personne qui me complete et qui me redonne le moral en un sourire. Je ne mesure pas encore toute la chance que j'ai de l'avoir à mes côtés.
Vous trouvez ça bizarre hein? Que je me sois autant attaché à lui en si peu de temps. Peut-être, peut-être pas. Il faut juste le vivre pour le comprendre.


Coucou! =)
Merci pour vos nombreux commentaires! Ils m'ont vraiment trèèès plaisir!
Désolée pour ce retard mais j'ai eu des soucis avec internet =S
Bref, je sais ce chapitre n'est pas terrible mais il est capital pour la suite. C'est le grand rapprochement ...
La suite sera postée rapidemment je pense! :D
Gros Bisous & passez de bonnes vacances!

# Posté le samedi 12 juillet 2008 09:39

Modifié le vendredi 24 octobre 2008 13:11

_Kapitel Sieben_

_Kapitel Sieben_




- Tu ne peux pas me forcer! m'écriais-je.

- Bien sur que si! Je suis ton père et je fais ce que je veux! Alors si je te demande de venir avec nous, tu viens!


La discussion continue ainsi pendant un long moment mais mon père n'est pas décidé à revenir sur sa décision. Oh mais j'oubliais, vous ne savez pas encore la brillante idée qu'il a eu. Et bien, il a décidé de partir en Suisse pour le réveillon de Noël, et devinez quoi? Ma mère sera même présente. Elle avait du s'absenter pendant deux semaines pour prendre du recul soit disant, mais elle est revenue avec une semaine de retard et c'est même mon père qui a du le lui faire remarquer en l'appelant. Mais quel genre de mère est-ce? Je me le demande...
Alors pendant quelques jours nous devrons faire semblant d'être une famille soudée et unie devant les collègues de mon père qui seront également là pendant le séjour. Mais non, ce n'est pas le pire. Le pire c'est que j'avais d'autres projets pour Noël. Des projets avec Bill... Nous devions passer ce Noël ensemble, on serait aller au restaurant et ensuite on aurait passé notre soirée à regarder des films avec plusieurs packs de bières à notre disposition. Une soirée des plus banales donc, mais c'est ce que nous voulions. De plus, pour je ne sais quelle raison, il déteste Noël. Il a tenté de m'en parler une fois, mais on nous a interrompu et je n'ai jamais osé relancer le sujet. A moi non plus ce n'est pas ma fête préférée... C'est une fête beaucoup trop familiale... et moi, je n'ai plus de famille, l'argent l'a pourrie.
Après l'altercation entre mon père et moi, je décide d'aller faire un tour pour m'aérer l'esprit et c'est tout naturellement que mes pieds se dirigent vers cette maison bleue que je connais déjà si bien; celle de Bill. Je sonne et il vient m'ouvrir tout sourire, on se dirige vers sa chambre où je me laisse lourdement tomber sur son lit, les mains derrière la tête, les yeux fixant le plafond et lui dans la même position.

- J'ai entendu parler d'un super restau', ça te dirait d'y aller pour le soir du réveillon? demande-t-il.

- A ce propos... Je ne pourrais pas venir...

- Quoi?!


Je me mords la lèvre, je sais que cette soirée était très importante pour lui pour une raison qui m'est encore inconnue. Il m'a dit qu'il ne fêtait jamais Noël habituellement alors une année de plus ne changerait rien non?

- Mon père veut fêter Noël en Suisse avec des collègues à lui et il veut que je vienne... Désolé.

- Ah...


Je vois son air déçu, voir même triste et ça me fait mal de le voir comme ça par ma faute.

- Tu sais que cette soirée comptait beaucoup pour moi ... dit-il d'une voix presque inaudible.

- Je sais mais il y en aura d'autres...

- Oui mais celle-ci devait être spéciale.

- Tu peux fêter Noël avec d'autres personnes, et puis au final, Noël c'est important que quand on est croyant non?

- Cette soirée était spéciale car je... je devais te dire quelque chose d'assez important...

- Ah et bien, tu peux me le dire maintenant.

- Non.

- Bah pourquoi?

- Parce que ce n'est pas le moment. Oh et puis oublie ce que je viens de te dire, amuse-toi bien en Suisse.


Il se lève alors brusquement et ferme assez violemment la porte. Plus qu'étonné de sa réaction, je le suis. Je le vois se diriger vers la cuisine. Je m'y dirige également et je le retrouve assis sur une chaise, la tête dans ses bras.

- Hé, mais ne te mets pas dans cet état pour si peu.

- Non mais tu ne comprends pas! Je devais passer une super soirée avec toi et finalement, je me retrouverai tout seul.

- Mais tu n'as pas de la famille chez qui tu pourrais passer les fêtes?

- Non, je n'ai pas de famille... je n'en ai jamais eu.

- Oh... euh... je suis désolé.


Je m'approche de lui et lui fais une tape réconfortante dans le dos, et c'est tout naturellement qu'il se dirige au creux de mes bras et que je les resserre autour de son corps aussi frêle que le mien. Et c'est au creux de mon épaule qu'il me murmure que cette fête lui rappelle de trop mauvais souvenirs car on l'a abandonné à la naissance et qu'il a voyagé dès son plus jeune âge de famille d'accueil en famille d'accueil. Il ne s'est jamais entendu avec l'une d'entre elles et il en a eu assez de perdre ainsi son temps à vouloir chercher une famille aimante alors il s'est fait émanciper. Il a donc toujours passer les fêtes seul parce qu'il n'a jamais trouvé les bonnes personnes avec qui les passer, il ne les a jamais aimé, mais cette année, moi, j'étais là, et il pensait avoir un vrai beau Noël parce que ...
Il s'est tu à ce moment là, ne pouvant achever sa phrase et s'est alors collé encore plus contre moi. Je n'ai rien répondu et je ne tente même pas de réfléchir à la fin de sa phrase. Je ne veux pas penser aux mots qu'il n'a pas osé prononcer, ça compliquerai trop les choses...
On reste un petit moment enlacé jusqu'à ce qu'il se détache lentement.

- Je suis désolé d'avoir réagi comme ça. Tu dois me trouver complètement immature.

- Non, je te comprends, la solitude c'est pesant. Et crois moi, je m'en veux de te laisser seul mais si j'avais le choix ...

- Je sais, ne t'en fais pas, m'interrompt-il.


On se sourit timidement et on part s'installer dans le salon, on parle d'autre chose essayant d'oublier l'épisode précédent mais il y a encore une question qui me trotte dans la tête.

- Mais tu ne travailles pas non?

- Non pourquoi?

- Et bien, tu as une jolie maison et tu ne sembles manquer de rien... Et comme tu as dit que tu n'avais aucune famille...

- J'ai travaillé il y a quelques temps et il me reste encore quelques économies et puis on me verse de l'argent tous les mois sur mon compte, j'ai toujours voulu savoir qui c'était mais c'est un donateur anonyme alors j'ai laissé tomber.

- Mais ça ne t'intrigues pas le fait qu'une personne dont tu ignores l'identité te donne de l'argent?

- Si, bien sur, j'y pensais jours et nuits mais ensuite, je me suis dit que c'était un vrai coup de chance et que je devrais plutôt en profiter que de me poser des questions.

- Mh... tu as sûrement raison.


C'est ainsi que se clos cette discussion sur le passé de Bill. Je sais désormais ce qu'il a déjà essayer de me dire plusieurs fois. Il avait peut-être peur que je le prenne en pitié, c'est compréhensible après tout. Bill, le jeune orphelin qui a dû grandir sans famille, ce qui explique son comportement agressif envers certaines personnes et son besoin de tout contrôler, c'est ce que beaucoup interpréterons mais moi j'ai une toute autre vision; Bill le jeune orphelin qui a dû grandir sans famille et qui a souffert tout au long de sa vie de cette carrance affective et qui tente de le cacher à tout le monde par son arrogance.
Vous devez sans doute nous trouver étrange non? Vous trouvez peut-être que notre besoin de tout connaître l'un sur l'autre dans les moindres détails est bizarre voir même idiot ou inutile. Nous mêmes, nous ne l'expliquons pas. C'est comme s'il m'avait manqué toute ma vie et qu'il fallait qu'il la rattrape aussi vite que possible. Nous essayons donc de tout nous dire, même les choses plus difficiles et les plus douloureuses. Bill m'a maintenant révélé son passé, à moi de lui révéler le mien.



Coucou :)
Une nouvelle suite en ligne dont je ne suis pas vraiment satisfaite ... Et ça sera aussi le cas pour le chapitre suivant.
J'ai l'impression que l'histoire est un peu trop cu-cu mais rassurez-vous, cela ne sera pas toujours comme ça! ;)
Oh et désolée pour la musique ... C'est la seule que j'ai trouvé qui correspondait le mieux au chapitre.
Bisous & profitez bien de vos vacances! ;)

# Posté le mardi 15 juillet 2008 11:44

Modifié le vendredi 15 août 2008 08:28

_Kapitel Acht_

_Kapitel Acht_


La voiture se gare dans l'allée de ma maison. Je sors en hâte du véhicule avec mon sac en mains et me précipite dans ma chambre. J'ai passé plus d'une semaine en Suisse et Berlin m'a énormément manqué. J'ai dû passer Noël et le nouvel an là-bas, le seul point positif est que j'ai rencontré un garçon, Ulrich, le fils d'un collègue à mon père, il était lui aussi contraint de venir. On a donc pesté ensemble contre l'autorité parentale.
Je ne pourrais malheureusement pas vous dire ce qu'à fait Bill pendant cette période. On s'est pourtant appelé tous les jours, discutant des heures durant, mais lorsque j'abordais le sujet de ses futurs projets pour les fêtes, il changeait immédiatement de conversation, j'ai donc préféré laisser tomber.

[...]

Il est 2ohoo et Bill vient d'arriver. On mange le plat que j'ai gentiment cuisiné tout en discutant mais je le sens un peu nerveux. Ses jambes bougent frénétiquement et ses mains se tordent dans tous les sens; mouvement dû au stress donc. Je ne veux pas l'interroger, je préfère attendre qu'il aborde le sujet de lui même.
Après avoir fini notre repas, nous montons dans ma chambre, ce sera le moment de lui offrir mon cadeau de Noël. Il me paraît d'ailleurs bien ridicule, il mériterait bien plus en raison de tout ce qu'il m'apporte mais l'inspiration pour un cadeau aussi grand que l'affection que je lui porte me manquait...
Je m'affale sur mon lit tandis que lui se dirige vers le mur où sont affichées toutes mes photos, elles représentent toutes ma vie d'avant, tous mes souvenirs, toutes les personnes qui me tenaient à coeur...

- Tu ne m'as jamais dit qui c'était, dit-il en pointant du doigt une photo.

Je me lève et m'approche de lui pour voir de plus près la photo en question.

- Vous avez l'air proche...

Je ne réponds pas tout de suite. En effet, nous l'étions. Sur cette photo nous sommes tous les deux allongés sur l'herbe, face à face, se souriant et se regardant amoureusement je dirais, nos deux visages étaient très proches, nos nez se touchaient presque. Je me souviens avec exactitude de ce moment, ce qui d'ailleurs m'arrache un faible sourire...

- C'est... c'est Adréas.

- Andréas?

- Oui... mon... mon ...

- Petit-ami?


Et que dois-je répondre à ça? L'est-il encore ou pas? Pourrais-je encore le considérer comme tel? Ou devrais-je simplement me faire à l'idée qu'il n'est désormais que mon ex?
Je ne m'en suis pas rendu compte mais je suis retourné m'asseoir sur mon lit en enfouant ma tête dans mes mains. Mon lit s'affaisse à ma droite, signe que Bill a pris place. Il ne dit rien et moi je ne sais pas quoi dire, il y a tellement de choses à raconter sur Andréas que je ne sais pas par où commencer.

- C'est plus compliqué que ça en fait ...

- Alors explique-moi dit-il en me faisant une tape réconfortante dans le dos.


Je relève la tête pour croiser son regard et ses yeux m'encouragent à parler comme si ce passage douloureux de ma vie était le dernier obstacle pour atteindre un certain stade de notre " relation ", comme si c'était la dernière étape avant un ultime rapprochement. Cela peut vous paraître étrange ou même insensé mais c'est comme ça que je le ressens et je suis persuadé qu'il le ressent de la même manière. Je ne sais d'où me vient cette certitude mais cela ne peut s'expliquer, c'est ainsi. Nous n'éprouvons pas le besoin de chercher une véritable raison, notre intuition suffit...

- Pas maintenant, c'est du passé, je n'ai plus envie d'y repenser finis-je par répondre après un long silence.

Mais son regard me dit autre chose... Sûrement lui dire ce qui s'est passé car c'est forcément important pour que je réagisse ainsi. Mais Bill est le symbole même de ma résolution, celle d'aller de l'avant. Il est ma vie, ma nouvelle vie et en sa présence, je ne veux plus remuer le passé, je veux juste profiter de la vie...

- Très bien, alors excuses-moi pour ce que je m'apprête à faire.

Je lui lance un regard interrogateur, ne comprenant pas sa réponse. Je le vois seulement se rapprocher de plus en plus, son visage approche dangereusement du mien et dans un mouvement, ses lèvres se posent gracieusement sur les miennes. C'est un baiser qui reste en surface mais qui est agréable. Je me retire ensuite vivement et le regarde, presque furieux.

- Mais qu'est-ce qui te prends? m'exclamais-je.

- Je t'embrasse!

- Merci, j'avais remarqué!

- Mais bordel Tom! Tu es complètement aveugle!

- Pardon?

- Tu ne vois rien et ne comprends rien!


A ces mots, il rassemble en vitesse ses affaires et sort de la pièce, moi sur ses talons. C'est lorsqu'il atteint presque la porte d'entrée que j'arrive à le rattraper en le retenant par le bras.

- Sur ce point, tu as raison, je ne comprends pas.

- Putain Tom, je t'aime! Tu le comprends ça?! A mes yeux, tu n'es pas qu'un simple ami.


Il s'en va en claquant la porte et j'ai même cru apercevoir une larme rouler au coin de son oeil.
Je ne sais pas quoi faire, rester là ou bien aller le rattraper. Mais pourquoi fait-il ça? Pourquoi devrais-je choisir entre une relation purement amicale ou amoureuse avec lui? Il a semé le doute en moi même si j'avoue que la nature de mes sentiments à son égard ont toujours été flous... Mais on est tellement bien tel qu'on est, on s'entend si bien... J'ai tellement peur que ces sentiments ne gâchent tout. Je sais, je réfléchis trop et je devrais sans doute plus agir mais soit je prends le risque d'avoir une relation avec lui, soit je mets les points sur les i en expliquant clairement que l'on ne peut être qu'amis. Et dans les deux cas, il y a un risque; celui de le perdre. Une histoire d'amour peut mal finir et il peut très bien refuser d'être simplement ami avec moi. Après tout, c'est tellement dur l'amour à sens unique, et c'est encore pire lorsqu'on côtoie cette personne tous les jours... Pitié, aidez-moi. Lorsqu'un tel dilemme se présentait à moi, j'allais immédiatement me tourner vers lui, vers Andréas et maintenant qu'il n'est plus, je n'ai plus personne, à croire que la perte d'un seul être suffit pour que son monde s'écroule. Et en effet, c'est le cas. Le seul qui a réussit à reconstruire mon univers est Bill. Bill, Bill et encore Bill.
Pourquoi n'y a t-il pas d'autres issues? Pourquoi cela devrait être tout ou rien?

# Posté le mercredi 16 juillet 2008 07:23

Modifié le dimanche 31 août 2008 14:29