Excusez moi. Vraiment. Ca fait longtemps que j'aurais dû poster une suite mais comprenez :

Vendredi 19 juin: BAC de maths.
Lundi 22 juin: BAC de français écrit.
Mercredi 24 juin: BAC de physique et d'SVT.
Lundi 6 juillet: Oral de français.

Je n'ai vraiment pas le temps d'écrire et croyez moi, j'en suis désolée.





Suite prochainement en ligne






# Posté le dimanche 05 avril 2009 17:09

Modifié le dimanche 16 août 2009 07:19

_Kapitel Vierzehn_

_Kapitel Vierzehn_




La semaine avait filé à toute vitesse et on était désormais vendredi. Bill avait tout fait pour retarder le moment d'aller à la fête que donnait Rose, prenant tout son temps pour se préparer et sur le chemin, il s'arrêtait toutes les cinq minutes pour m'embrasser ou pour me prendre dans ses bras. Mais lorsqu'on nous arrivâmes devant la maison où se déroulait la fête et où d'ailleurs, la musique nous assourdissait déjà les oreilles, la main de Bill se ressera autour de la mienne.

- Tu es prêt? questionnai-je.
- Non.
- Ils ne vont pas nous jeter des pierres,
tentai-je de plaisanter.
- Qu'est-ce que tu en sais? bougonna-t-il.
- Ils sont civilisés, riais-je. Ils ne te feront rien, je te le promets, ajoutai-je d'un ton plus sérieux.

Il enfouit sa tête dans mon cou et ses mains s'accrochèrent à mon t-shirt. J'entourai son corps de mes bras et le pressai un peu plus contre moi. Je lui relevai la tête pour pouvoir embrasser ses lèvres afin de lui donner un peu de courage. Cela a apparamment fonctionné car il se détacha de mon étreinte et alla sonner lui même à la porte en soufflant un grand coup. Ce fut Rose qui nous acceuillit, un grand sourire aux lèvres et nous montra directement l'emplacement du buffet où les nombreuses bouteilles d'alcool séjournaient. On alla donc se chercher à boire avant de se diriger vers un canapé libre où je tentais de mettre Bill à l'aise en plaisantant et en discutant de choses et d'autres.

- Oh, Anaelle est là, dis-je en la désignant d'un signe de tête. Je ne savais pas qu'elle connaissait Rose ajoutai-je en la voyant discuter avec cette dernière.
- Moi non plus, répondit-il d'un air blasé.

Je soupirai avant de me lever et lui tendis la main pour l'aider à se lever. Il me regarda tout en soulevant un sourcil de la façon que j'aime tant.

- Tu danses? demandais-je.

Il regarda quelque part derrière mon épaule avant de répondre:

- C'est d'accord, mais seulement parce qu'il y a un mec qui te mate depuis tout à l'heure et j'ai pas envie qu'il s'apprche de trop près.

- Très bien,
riai-je, amusé de sa jalousie.

On se plaça au milieu de la piste et on commença à danser. Et plus je m'approchais de lui, plus je le sentais gêné. Il lançait des regards un peu partout autour de lui.

- Ne fais pas attention à eux. Concentre toi sur moi, fais comme s'ils n'existaient pas.

Il me regarda alors dans les yeux et se rapprocha timidement de moi, puis ne me lachant toujours pas du regars, il s'empara de mes mains et les plaça sur sa taille. Il mit ses bras autour de mon cou et j'en profitai pour le coller un peu plus contre moi. La musique se fit alors entraînante et nos bassins bougeaient en rythme, se frottant l'un contre l'autre. On ne se quittait plus du regard, on se défiait presque et le petit sourire qu'il arborait montrait qu'il prenait goût au jeu. Et toujours avec ce sourire aux lèvres, il déposa ses levrès sur la peau de mon cou pour y débuter une série de baisers terriblement bons. Ma tête partait vers l'arrière pour lui offrir une plus grande étendue tandis que mes mains agrippèrent ses fesses, les massant doucement. Il hoquetait de plaisir sous mes caresses, faisant ainsi naître un sourire satisfait sur mon visage. Ses lèvres remontèrent rapidement pour attérir sur mes lèvres et débuter un langoureux baiser.
On resta sur la piste un long moment, laissant nos lèvres se séparer seulement pour reprendre notre souffle. La musique se faisant tantôt douce, tantôt rythmée et nous essayons de suivre tant bien que mal le rythme même si notre préoccupation première était de faire vivre ce baiser. Je vous souhaite sincèrement d'embrasser quelqu'un avec un si merveilleux goût, avec des lèvres si douces et un langue si agile. En somme, d'avoir un baiser d'une telle perfection. C'est ce que je vis en ce moment même. Et j'aimerais juste que le temps s'arrête. Mais tous les bons moments ont une fin et le manque d'oxygène stoppe notre merveilleux baiser.
On décide d'aller s'asseoir et pendant que Bill se dirige vers un fauteuil non occupé, je me charge d'aller nous chercher à boire.

- Tu sors avec Bill? s'exclama une voix derrière mon oreille que je pouvais reconnaître comme étant celle de Rose.
- Oui, répondis-je simplement en versant une dose généreuse de Vodka dans deux verres.
- Et, ça fait longtemps?
- Ce n'est pas très récent,
dis-je en rajoutant le coca dans nos boissons avant de m'en aller retrouver Bill.

Il était d'ailleurs en compagnie d'Anaelle et semblait guetter mon retour. J'arrivai en milieu de conversaition et j'entendis:

- On le savait déjà tous!
- Et que saviez-vous au juste?
demandai-je en tendant son verre à Bill qui s'était levé de son fauteuil afin de me laisser la place pour qu'il puisse venir s'installer sur moi.

- Que vous etiez ensemble. On s'en doutait tous, répondit-elle.
- Très bien, comme ça, ce n'est pas une surprise, répliquai-je d'un ton assez froid.
- Oh, ça non, fit-elle, un sourire mauvais aux lèvres avant de s'en aller.
- C'est vraiment ta meilleure amie? demandai-je, excédé.
- Non, pas vraiment.
- Je me demande comment j'ai fait pour la trouver sympathique, elle m'insupporte.
- Oui, moi aussi. Mais ne pense pas à elle.


Il m'embrassa ensuite avec tendresse. C'est ainsi que la soirée se déroula, entre baisers langoureux échangés, caresses, danses sensuelles et alcools.


[...]



Dans les rues sombres de la ville, on chancelait plus que l'on ne marchait et on tentait de retrouver notre chemin dans la prénombre. Vu notre état, il aurait été plus sage de rester dormir à l'endroit où se déroulait la fête mais Bill avait insisté pour qu'on s'en aille.
Après plus de temps qu'il n'en faut et en rigolant un peu trop fort et un peu pour rien, on arriva enfin chez moi. J'étais bien trop creuvé pour monter les escaliers alors, toujours de cette démarche chancelante, je me dirigeai vers le salon.

- Où tu vas? questionna Bill.
- Là, dis-je en tombant lourdement sur le canapé. J'ai trop la flemme de monter.

J'enlevai mes chaussures à l'aide de mes pieds, tout en ôtant également ma casquette et mon bandeau, puis je m'allongeai en attirant Bill sur moi. Je lui retirai son tee-dhirt et déposai une série de baisers sur son épaule tout en remontant lentement vers son cou, puis vers ses lèvres.

- Je coryais que tu étais fatigué, dit-il entre deux baisers.
- Je ne le suis jamais pour ça, répondis-je en baissant son pantalon.

Il m'embrassa alors furieusement et se détacha lentement.

- Je vais chercher le lubrifiant, je n'en ai pas pour longtemps, dit-il en m'embrassant une dernière fois avant de se lever.

Je restais alors allongé comme une masse sur le canapé, avec une érection naissante qui avec le temps commençait à s'affaisser. Je commençais à trouver le temps long et je ne sais pas si c'était moi qui étais trop impatient ou alors si c'était Bill qui mettait un temps fou pour aller chercher un simple tube de lubrifiant. J'essayais alors plusieurs positions, pour rester éveiller car j'avoue que sans Bill au-dessus de moi, le sommeil me menaçait à tout moment. Mes paupières étaient tellement lourdes qu'au bout d'un certain temps, je cédais à la tentation de les fermer pour une seconde seulement. Mais lorsque je les rouvris, Bill se tenait à mes côtés, sa main sur ma joue.

- Tom? Tu t'es endormi mon coeur.

Je me frottais les yeux pour mieux émerger et constatais qu'en effet, je m'étais bel et bien endormi.

- Allez, viens, me dit-il en me relevant.

Je remarquais alors qu'il avait poussé la table basse au fond de la pièce et qu'il avait installé des couvertures au centre et des tas de petits coussins. Je m'installais vite dans les couvertures en attirant Bill contre moi et m'endormis automatiquement.

Le lendemain matin, lorque j'ouvris enfin les yeux, Bill était déjà réveillé et traçait des cercles invisible sur mon torse à l'aide de ses doigts.

- Bonjour, dis-je en lui embrassant le sommet de son crâne.

Il me répondit par un sourire et un baiser sur mes lèvres.

- Au fait, merci, pour les couvertures. C'était une bonne idée de les avoir installées ici.
- Je me suis dit que sur le canapé on allait être un petit peu serrés.
- Mh, pas faux.


Puis, les souvenirs de la veille me revenant en mémoire, je me relevais subitement.

-Au fait, rappelle moi pourquoi on a pas fait l'amour hier? ajoutais-je.
- Parce que tu t'es endormi! ria-t-il.
- Tu as vu le temps que tu as mis pour aller chercher le lubrifiant?
- J'ai pas été si long que ça.


Je le regardai sarcastiquement, un sourcil relevé.

- Bon, OK, j'ai peut-être un peu tardé, ajouta-t-il.
- Et je peux savoir pourquoi?

Il enfouie sa tête dans mon cou avant de me répondre.

- Je voulais me faire beau.
- T'es toujours beau,
dis-je en embrassant le haut de sa tête.
- Mes cheveux étaient affreux et mon maquillage avait coulé.
- Même comme ça, t'es superbe.


Je l'entendis glousser toujours niché au creux de mon cou avant de relever la tête pour m'embrasser. Le silence règna ensuite, faisant ainsi naître une ambiance calme et reposante. Bill s'amusait avec une de mes dreads pendant que je caressai son dos de mes doigts.
C'était un de ces moments apaisant et magique où les paroles n'étaient pas nécessaire. Ce fut le gargouillement de l'estomac de Bill qui mit fin à ce si doux moment. Je tendis mon bras afin d'attraper mon téléphone portable posé un peu plus loin sur le sol pour voir l'heure qu'il était, seulement mes sourcils se fronçèrent en observant l'écran de l'appareil. En effet, j'avais une dizaine de nouveaux messages provenant tous de numéros ne figurant pas dans mon repertoire. Bill, voyant l'expression de mon visage, me demanda ce qu'il se passait et pour seule réponse, je lui montrai l'écran.

- Tu ne les lis pas?
- Si, mais ça m'étonne vraiment d'en avoir reçu autant.


Mon pouce frola alors la touche " lire " et le dernier message reçu s'afficha:

" Tom, comment as-tu pu? Et avec un garçon en plus! Tu n'es pas fait pour être homosexuel! "

Le suivant disait : " Tu sors vraiment avec Bill? C'est une blague ou quoi? "

Puis un autre : " Es-tu homosexuel ou bisexuel? Tu aimes aussi les filles n'est-ce pas? "

Ou encore : "Oh Tom, dis-moi que ce n'est que pour un soir. Tu ne peux pas être avec Bill! On ne sait même pas si c'est un garçon ou une fille. Il ne ressemble à rien. Tu ferais mieux de choisir une vraie fille, avec de vraies formes et qui sait mieux se maquiller que cette pauvre brosse à chiotte ".

M'indignant de ce dernier message, j'allais stopper la lecture de ces stupides textos jusqu'à ce que je m'aperçoive que dans le tas, j'avais également reçu un MMS. Curieux, je l'ouvris pour y découvrir une photo de Bill et moi, furieusement enlacé et en plein baiser langoureux. Un petit texte du destinateur l'accompagnait :
" J'avoue que vous formez un joli couple même si je ne peux pas m'empêcher de penser que Tom, tu est bien trop mignon pour être homo ".

Bill les avait lu derrière mon épaule et ne trouva à dire que:

- Quelles connes!
- N'y fais pas attention. Elles n'ont pas la moindre idée de ce qu'elles racontent.
- Tu crois que moi aussi, j'ai pu recevoir des messages?
- Sûrement, va voir!


Bill se leva alors péniblement et partit à la recherche de son pantalon pour en extirper son téléphone coincé dans l'une de ses poches. Lorsqu'il découvrit l'écran, ses sourcils se froncèrent, de la même façon que moi un peu plus tôt. Je me levai à mon tour et me plaçai derrière lui pour lire derrière son épaule. Tous les messages qu'il avait reçu provenaient également de numéros étrangés à son repertoire et étaient du même genre que les miens. Des messages de frustration, de deception, de jalousie. Il n'en lu que quelques uns et appuya sur la touche " tout supprimer ". Il se retourna face à moi, enroula ses bras autour de mon cou et pôsa sa tête sur mon épaule.

- Tu as peur? demandai-je.
- De quoi?
- De la réaction des gens quand on arrivera au lycée. Certains nous lanceront probablement des regards méchants ou des remarques déplacées
- Je ne sais pas. Je m'en fiche en fait. Tant que je suis avec toi, je me fiche de tout le reste.


Il m'embrasse ensuite, et comme toujours, cela me fit décoller.

On passa tout notre week end allongés sur le canapé, lui complètement sur moi, à regarder la télé et s'offrant de temps à autre quelques moments de tendresse. Nous étions confinés dans notre bulle de bonheur durant tout le week end et bien sur, l'heure de sortir de ce doux rêve éveillé arriva. La réalité nous rappella, le lycée, le stresse des examens, les devoirs qui nous épuisent toujours un peu plus. Je ne pus alors m'empêcher de gémir de frustration à l'entente de la sonnerie stridente de mon radio réveil. Je sentis Bill se pelotoner un peu plus contre moi en marmonnant quelque chose d'incompréhensible.

- Bill, c'est l'heure.
- Mmh,
bougonna-t-il.

Je lui caressai doucement le dos mais voyant que cela l'endormait plus que cela ne le réveillait, je stoppais mes caresses et tentais de me lever mais Bill s'accrocha à moi et m'en empêcha.

- On va être en retard.
- Je m'en fiche,
dit-il en relevant sa tête qui s'était nichée dans mon cou. Il se mit soudainement à califourchon sur moi et plaça mes mains au-dessus de ma tête.
- Je n'ai pas la moindre envie de quitter cette chambre, me sussura-t-il à l'oreille.

Ses lèvres vinrent alors suçoter agréablement la peau de mon cou.

- Ce n'est pas... raisonnable, haletais-je en pressant sa nuque de ma main afin de coler un peu plus ses lèvres contre ma peau, mon geste contredisant ainsi mes paroles.
Il fit ensuite descendre sa bouche le long de mon torse tout en s'attardant sur mon téton, tantôt le mordillant, tantôt le suçotant. Pendant que ses lèvres butinaient mon torse entier, il frottait lentement son bassin contre le mien, des mouvements de bas en haut, qui éveilla rapidement mon sexe. Je sentis ensuite sa langue retracer les contours de mes abdos, ce qui m'excita davantage. Bill fit descendre habilement mon boxer à l'aide de ses doigts fins et experts. Il s'en débarassa sans attendre pour se retrouver face à mon membre fièrement dressé. Il n'hésita pas à le prendre en bouche, m'arrachant un hoquet de plaisir. Mes yeux étaient fermés pour mieux me concentrer sur toutes les sensations que m'offraient ses lèvres qui montaient et descendaient en parfaite harmonie avec sa main qui exercait une excquise pression à la base mon sexe, et sa langue qui s'enroulait avec ferveur autour de mon membre. Je ne pouvais empêcher mon dos de se cambrer et mon bassin de partir en avant sous ce plaisir grandissant.

- Han ... Bill, arrête toi, parvins-je à articuler.

Il délaissa alors mon sexe brûlant dans un bruit de suçon incroyablement excitant. Je pris sa tête dans mes mains et l'attirait jusque la mienne afin de l'embrasser le plus passionement que je pus, lui communiquant ainsi toute l'envie qui flambait en moi. Mes mains glissèrent le long de son dos, le griffant légèrement au passage, ce qui lui arrachant une faible gémissement à travers notre baiser. J'enfonçais mes mains dans son boxer et malaxait ses fesses pour ensuite le lui retirer complètement. Il prit une de mes mains et porta trois de mes doigts à sa bouche et les suça avidemment sans me lacher du regard, me soutirant ainsi un hoquet de plaisir. Je fis glisser mon index humide lentement, le long de sa colonne vertèbrale, puis entre ses fesses pour enfin arriver jusqu'à son antre. J'y introduis alors doucement un premier doigt en effectuant un mouvement de va-et-vient, puis un deuxième doigt rejoignit vite le premier. Bill se tenait toujours au-dessus de moi, une jambe de part et d'autre de mon corps, s'appuyant sur ses genoux pour être légèrement serèlevé. Lorsque mes doigts formèrent un mouvement de ciseau, le visage de Bill se déforma sous le plaisir, sa bouche s'entrouvrit et laissa échapper ses gémissements de plaisir. J'en ajoutais ensuite un troisième et il rejetta la tête en arrière sous les mouvements d'allées et venues de plus en plus rapide de ma main. Et pour lui donner plus de plaisir, j'empoignais son sexe de ma main libre, ses gemissements redoublèrent et ses mains se cripèrent un peu plus sur mon torse. Puis, il me fit comprendre par des paroles incompréhensibles et des phrases entrecoupées par ses gémissements de m'arrêter, ce que je fis. J'attrapais alors une lotion dans le tiroir de ma table de chevet et m'en appliquai sur les doigts pour en induire son entrée puis en recouvrir entièrement mon sexe. J'allais inverser les positions pour me retrouver au-dessus mais Bill m'en empêcha en maintenant mes épaules clouées sur le matelas. Il se pencha pour m'embrasser et pris mon sexe en main pour le diriger vers son antre. Et c'est ainsi qu'il s'empalla doucement sur mon membre.
Cette position était terriblement excitante. Je sentais ses cuisses se resserer autour de mon bassin, je pouvais voir chaque ondulation de son corps qui le rendait si sexy et sensuel et je retrouvai cette si bonne sensation, ce si doux plaisir, celui d'être en lui.
Mes mains s'accrochèrent fermement à ses hanches, l'aidant ainsi dans ses mouvements. Bill n'essayait même plus de maintenir le contact visuel, sa tête était rejettée en arrière et gémissait furieusement. De forts gémissements auxquels vinrent s'ajouter les miens. Une de mes mains vint ensuite entourer le sexe de Bill, pour son plus grand plaisir; ses ongles s'enfocèrent dans ma chair et ses cris montèrent dans les aigus. Je remarquai que la cadence de ses acoups diminuait alors j'inversai les positions afin de dominer complètement. Je me retrouvai alors rapidement entre ses cuisses et renfonçai mon sexe en lui. J'entrepris ensuite des mouvements de bassin accélérés qui donnèrent naissance à nos manifestations de plaisir plutôt bruyantes. Je repris le penis de Bille en main et tentai d'accorder parfaitement mes mouvements de poignet avec mes coups de rein.
Je sentai le plaisir monter et couler dans mes veines. Mon corps était en sieur et mon coeur battait la chamade, à tel point que j'avais l'impression qu'il allait exploser à tout moment. Mon sexe frottait sa chair avec toujours plus de vigueur, toujours plus de vitesse et toujours plus fort. Je sentai que le noeud de plaisir coincé au fond de mon ventre n'allait pas tarder à exploser alors j'accélerai toujours un peu plus. Et je ne m'arretai même pas quand je sentis ce liquide chaud et familier couler entre mes doigts après un gémissement plus fort que tous les autres venant de la part de Bill. Mon bassin continuait de claquer contre ses fesses jusqu'à ce que ce noeud de plaisir explose et diffuse cette sensation si bonne et incroyable dans tout mon corps. C'est alors les jambes tremblantes et la respiration haletante que je m'écroulai sur le corps de Bill qui n'avait pas totalement repris ses esprits.

Une fois calmés, nous nous dirigeons vers la salle de bain afin de nettoyer nos corps en sieur.
Bill me passait agréablement du savon sur le torse tout en étant plongé dans ses pensées, fixant un point derrière moi.

- A quoi tu penses? demandais-je après avoir déposé chastement mes lèvres sur les siennes.
- Je me disais que j'aimais bien être au-dessus, répondit-il en déposant sa tête sur mon épaule et en enroulant ses bras autour de ma taille.
- J'aime bien aussi, souris-je.
- Un jour, je serai vraiment au-dessus, dit-il en relevant la tête et en me regardant dans les yeux. Je veux dire, que je serai en toi.
- Mmh, pourquoi pas, fis-je en lui déposant un tendre baiser sur les lèvres.
- C'est vrai? questionna-t-il en équarquillant les yeux. Ca ne te dérange pas? Tu me laisserais...
- Oui, je ne vois pas pourquoi je ne te laisserais pas me faire l'amour,
souriais-je.
- Et la première fois que tu as fait l'amour avec un garçon, tu étais au-dessus ou au-dessous?
- Mon coeur, tu veux vraiment qu'on parle de ça sous la douche?
- Non, tu as raison.


Il soupira puis se détacha de moi afin de mieux se laver. Et je fis de même du mien.

J'étais allongé sur mon lit en train de bouquiner, Bill dans la même position à mes côtés.

- Tom? dit-il en s'allongeant sur le ventre.
- Mhh? répondis-je en levant à peine mes yeux de mon livre.
- Tu peux me raconter ta première fois avec un garçon? m'implora-t-il.
- Ca t'interesse tant que ça? riais-je.
- Bien sur! Toi, pour ma première fois, tu étais aux premières loges!

Je posai mon livre sur la table de chevet et me tournai vers lui.

- Bien. Alors, qu'est-ce que tu veux savoir?
- Quand, où, avec qui, comment ça s'est passé, tu étais au-dessus ou au-dessous. Ce genre de choses,
dit-il en piquant un fard.
- Ma première fois avec un garçon, c'était il y a trois ans environ. Ca s'est passé pendant une soirée entre amis, il s'appellait Adrien. C'était un peu après que je me rende vraiment compte de mon attirance pour les hommes. Ca faisait un petit moment qu'on se tournait autour et pendant cette soirée, on s'est éclipsé, on est allé dans un parc, pas très loin, et une chose en entraînant une autre, on l'a fait au beau milieu du parc, en pleine nuit, sur l'herbe frâichement tondue.
- C'était comment?
- Bien. Ce n'était pas ma meilleure fois mais c'était bien. J'étais assez maladroit au début mais j'ai fini par piger le truc,
souris-je en repensant à ce souvenir.
- Et qui était le dominant?

Je laissai echapper un faible rire face à son acharnement.

- Moi. C'est moi qui était au-dessus. Et si tu veux tout savior, je n'ai été au-dessous qu'avec une seule personne.
- Qui ça?
- Andréas.


Mes yeux se voilèrent aussitôt de tristesse en prononçant ce prénom. Je n'oublierai jamais la douleur que j'ai ressenti lorsque je l'ai perdu.

- Que s'est-il passé avec lui? demanda-t-il d'une petite voix en caressant mon visage de sa main.
- Il était mon meilleur ami, dis-je parès avoir laissé planer un long silence. Je venais de réaliser que j'étais bisexuel, je portai un regard différent sur les hommes qui m'entouraient et lui le premier, à plus forte raison parce que je passais tout mon temps avec lui. Et plus le temps passait, plus je le trouvais beau, sexy, attirant. Et évidemment, c'est quand je commençais à me rendre compte de mes sentiments que j'ai déménagé à l'autre bout de la ville. Mais au lieu de nous séparer comme je me l'imaginais, ça nous a rapproché. Je ne l'avais jamais vu sous cet angle là mais au fur et à mesure, notre relation était devenue ambiguë, un jeu de séduction s'était installé. Et c'est naturellement qu'on s'est mis ensemble. Je suis très vite tombé amoureux de lui, sûrement à cause de notre amitié. Je lui ai toujours donné toute ma confiance. Je ne me suis alors pas posé de question. Je l'aimais, il m'aimait, je lui faisais confiance et c'était normal que nous fassions l'amour.
- Et la première fois, ça t'a plus? C'était comment?
- Ouh,
grimaçais-je. J'étais loin de prendre mon pied. J'ai trouvé ça bizarre et douloureux.

Bill rigola avant de se blottir dans mes bras.

- Et comment est-ce qu'il est ... commença-t-il, brisant le silence installé.
- Mort? terminais-je à sa place.

Il acquiesça d'un air géné.

- Tu vois, je n'ai jamais été aussi aisé, dis-je en désignant d'un geste de la main tous les objets dernier cri qui meublaient ma chambre. Avant, j'habitais dans un quartier pauvre, ou plusieurs jeunes arrêtaient l'école pour travailler. J'habitais ce genre de quartier, où la drogue circule à tous les coins de rue et où tout pouvait dégénérer à chaque instant. Il fallait toujours faire attention à qui on parlait, où on allait. Et tu imagines bien qu'un homosexuel dans ce genre d'endroit est un homme à abattre. Quand ça s'est passé, j'avais quitté ce quartier pour un autre un peu plus chic depuis un bon bout de temps mais je continuais quand même à y venir souvent, d'abord pour Andréas et aussi pour tous mes amis. Puis, un jour, en sortant du lycée, on m'a appelé pour me dire qu'il était à l'hôpital. Un groupe de mecs l'avait attaqué, l'un d'eux avait un couteau et l'a poignardé. Après deux jours à l'hôpital, il n'a pas survécu. La bande disait que si elle l'avait agressé c'était parce qu'il n'avait pas remis la drogue au bon client, qu'il avait essayé d'arnaquer la personne pour qui il travaillait, mais tout le monde savait que c'était à cause de son look un peu trop efféminé.

Etrangement, parler de sa mort me fit moins mal que ce que je pensais. Ca m'a même soulagé. Il m'a fallu du temps pour en parler mais finalement, je me sens comme libéré d'un poids.
A la fin de mon récit, je sentais les bras de Bill se resserer autour de ma taille et sa tête se poser sur mon épaule après avoir embrassé tendrement ma joue.

- Je suis désolé, me souffle-t-il.

Je haussai les épaules pour toute réponse et laissai un silence planer jusqu'à ce qu'il ne le brise.

- Ca me fait bizarre de me dire que tu as vécu dans ce genre d'endroit. J'ai l'impression que ça n'existe que dans les films.
- Malheureusement non. Mais arrêtons d'en parler, c'est du passé tout ça.


Il acquiesça vivement avant de se lever et de me tendre la main pour que j'en fasse de même.

- J'ai faim, me dit-il en m'entraînant avec lui dans la cuisine.

Je le suivis en souriant et nous nous mîmes à chercher de quoi grignoter.


[...]



Mardi matin. Nous étions en route pour le lycée et je sentais Bill tendu à mesure que nous nous en approchions. Il était silencieux et ses doigts restaient crispés autour des miens. Il ne nous restait plus qu'à longer l'allée pour arriver devant notre établissemnt scolaire et je décidai de m'arrêter quelques minutes afin de le rassurer. Je sentais qu'il en avait besoin.

- Ca va bien se passer, d'accord? dis-je en prenant son visage entre mes mains.

Il se mordit la lèvre inférieur, ne paraissant pas rassuré pour autant.

- Hey, dis-je en le prenant dans mes bras cette fois-ci. On se fiche des autres, et s'ils ont un problème avec nous, ce sera nous deux contre le monde. Je me fiche bien du regard des autres parce qu'à mes yeux, seul le tien est important. Personne ne se mettra en travers de nous, c'est compris?

Il acquiesça d'un mouvement de tête, toujours blotti dans mes bras.

- Tu sais que... je t'aime, hein? ajoutais-je d'une petite voix.

Il se détacha de mon étreinte et planta son regard surpris dans le mien qui était désormais timide.

- Q..quoi? bredouilla-t-il.
- Je t'aime, répetais-je, quelque peu amusé cette fois-ci, de sa réaction.
- Moi aussi, me répond-il avant de se jeter sur mes lèvres.

C'est sans doute mes dernières paroles qui le rassurèrent entièrement car c'est avec un sourire aux lèvres qu'il s'élança droit devant, en direction de notre cher lycée d'un pas que je qualifierai presque de léger.



Salut!
J'espère que vous allez bien après tout ce temps! Et surtout, que vous ne m'en voulez pas trop.
Je suis sincerement désolée.
Je sais que je m'excuse trop souvent mais je m'en veux de mettre autant de temps à poster une suite. Surtout une suite comme celle-ci, qui je trouve, est minable. J'ai essayé de l'arranger comme j'ai pu, mais le résultat ne me satisfait toujours pas.
Je voudrais remercier toutes les lectrices qui sont encore là malgré l'intervalle incroyablement long entre chaque chapitre. Je voudrais remercier toutes celles qui commentent, qui donnent leurs avis. Merci à vous de donner un peu de vie à ce blog.
Oh et bien sur, mille merci à celle qui m'ont souhaité bonne chance pour mes examens, sachez qu'ils se sont très bien passés et que mes notes sont largement au-dessus de mes espérances! :)
J'espère que ce chapitre vous plaira un minimum! Je pense que la suite vous plaira davantage. On en apprendra énormément sur Bill, avec d'ailleurs un point de vue de celui-ci! :)
A très bientôt!
Bisous et bonnes vacances!

# Posté le mardi 28 juillet 2009 14:06

Modifié le lundi 17 août 2009 09:25

_Kapitel Fünfzehn_

_Kapitel Fünfzehn_
Les gens au lycée nous lançaient des regards insistants accompagnés de quelques messes basses. Nous étions en quelque sorte le phènomène du moment. Nous étions le sujet de discussion principal, le couple fare de ces dernières semaines. Tout cela ne m'atteignait pas. Je me fichais éperdument qu'on parle derrière mon dos ou pas. Bill semblait prendre aussi les choses avec lègereté. Nos chers camarades ne nous balançaient pas vraiment de méchanceté, ils se contentaient d'épier nos moindre faits et gestes et de les commenter, comme si un couple homo agissait différemment d'un couple hétéro. C'était parfois pesant, je l'avoue. Néanmoins, je ne pourrais jamais trouver les mots pour décrire mon bonheur. Le bonheur d'être libre d'embrasser la personne que l'on aime en pleine rue, pouvoir la serrer dans nos bras au beau milieu d'une foule, marcher main dans la main sans se soucier du regard des autres. En somme, vivre librement.

Je venais tout juste d'arriver chez moi, seul, pour une fois. Bill était rentré chez lui pour déposer quelques affaires et en prendre de nouvelles. il est vrai qu'il habite plus chez moi que chez lui, mais qu'importe. Ce fut une journée quelque peu éprouvante. En effet, nos voeux pour les différentes écoles ou facultés ont été officiellement formulés aujourd'hui. J'ai encore du mal à réaliser que cette année est ma dernière année de lycée. Je suppose que tous les élèves de ma promotion doivent ressentir la même chose.

Je posais mon sac de cours dans l'entrée et me dirigeais directement dans la cuisine, j'avais de plus en plus de mal à resister aux gargouillements incessants de mon estomac, seulement, j'étais à peine arrivé que je me stoppais net; mon père était assis à table et mangeait joyeusement, comme si c'était normal et surtout banal qu'il soit ici.

- Papa? m'écriais-je.
- Ah, tu es rentré Tom!

Il se leva et me prit immédiatement dans ses bras. Et même si une part de moi lui en voulait, je ne pouvais m'empêcher de lui rendre son étreinte parce que qu'au fond j'étais tout de même heureux de le retrouver.

- Qu'est-ce que tu fais là? demandais-je en rompant notre étreinte.
- C'est toujours chez moi à ce que je sache, souria-t-il.
- Ca fait des mois que tu n'as plus mis les pieds ici.

Il soupira et retourna s'asseoir à sa place et m'invita à faire de même en face de lui.

- Tu as raison, et je m'en veux. Mais tu as toujours donné l'impression de mieux te débrouiller seul qu'avec nous, dit-il, un sourire triste aux lèvres. Quand on t'a eu, on était encore des gosses, on était loin de s'imaginer ce que cela pouvait représenter d'éduquer un enfant. Je crois qu'on a été les pires parents au monde, enchaîna-t-il en rigolant amèrement.
- Dis pas ça, dis-je en ayant soudain un pincement au coeur. La maison tient encore debout, et je ne me drogue même pas, c'est pas mal non? souriais-je faiblement. Je ne m'en tire pas si mal que ça finalement.
- Tu t'es construit tout seul Tom. Tu as choisi ce que tu voulais être et je suis fier de toi.


Je n'en revenais pas de toutes les paroles qui sortaient à l'instant de sa bouche. C'était la première fois qu'il me disait de telles choses. Les effusions des sentiments n'ont jamais été son domaine.

- Je ne sais pas si tu t'en souviens mais avant de partir, ta mère t'avait dit que l'on devant t'annoncer quelque chose.

Je hochais la tête.

- Eh bien, comme tu dois t'en douter, ta mère et moi avons demandé le divorce. Je voulais qu'on soit tous les deux pour te l'annoncer mais comme ta mère n'a pas eu la patience d'attendre avant d'aller rejoindre son chérubin, je te le dis maintenant même si je te l'accorde, c'est un peu tard. Le divorce a été pronnoncé ce matin et j'ai aisément obtenu ta garde même si dans quelques mois, tu seras majeur.

Je me contentais d'acquiescer silencieusement. En effet, je m'en doutais et bizarrement, j'étais heureux que mes parents ne soient plus ensemble, officiellement je veux dire. Ainsi, ils pouvaient vivre pleinement car je savais que s'ils restaient toujours mariés, c'était à cause de moi, ou du moins, pour moi.

- Où est maman maintenant? questionnais-je alors qu'un léger silence s'était installé.
- Il me semble que demain elle s'en va à Amsterdam avec son compagnon.

Ah. Même si je n'ai jamais été proche de ma mère, cela fait quand même mal de savoir qu'elle s'en va dans un autre pays sans juger bon de m'en informer elle même ou encore sans même me dire au revoir.

- Ce soir, je voudrais qu'on dîne en tête à tête. Nous avons quelque chose à fêter, dit-il avec entrain.
- Ah bon? Et quoi?
- Ma promotion!
- Tu as eu une promotion?!
m'écriais-je.
- Oui, j'ai été promu directeur.
- Wouaho... je... félicitations!
dis-je en m'avançant pour le serrer une nouvelle fois dans mes bras.

J'étais à la fois heureux et déçu. Si avec son ancien poste il n'avait jamais de temps à me consacrer, qu'est-ce que ce serait maintenant qu'il était directeur?
Pendant tout ce temps où il a été absent, je ne pensais pas vraiment à lui, et maintenant qu'il était en face de moi, je ressentais le manque des mois passés. C'était une étrange sensation, surtout qu'il était enfin là, à mes côtés, mais la question que je me posais inlassablement, c'était pour combien de temps encore?
Mon père partit prendre une douche pendant que j'allais chez Bill afin de l'avertir que ma soirée était déjà prise. Je dus attendre un long moment dans le froid et le vent avant d'apercevoir sa tête dépasser de l'entrebaillement de la porte.

- Tom? s'écria-t-il surpris. Ce n'était pas à moi de venir? questionna-t-il en me faisant entrer à l'intérieur.
- Si mais je venais te dire que mon père est de retour. Il veut qu'on passe la soirée ensemble.
- C'est une bonne chose non?
dit-il en prenant place à mes côtés sur le canapé.
- Oui, ça fait des mois que je ne l'ai pas vu.
- Ca vous fera du bien de passer une soirée tous les deux.
- Sûrement. Mais ça va me faire bizarre de dormir seul cette nuit,
dis-je en passant un bras autour de sa taille et en lui embrassant la tempe.

Il passa ses bras autour de mon cou et rapprocha son visage tout près du mien.

- Alors rejoins moi ici dès que tu peux, je t'attendrai.

Puis, il m'embrassa d'une façon des plus sensuelles. Il happa ma lèvre supérieur et la lècha doucement avant de l'introduire dans ma bouche. Nos deux langues se caresserent, tournoyèrent longuement l'une autour de l'autre, me procurant ainsi mille frissons. Puis, après un dernier contact, elles finirent par se quitter doucement.

- Mon père doit m'attendre, je ferais mieux d'y aller, dis-je à contre-coeur.

Bill acquiesça et m'accompagna jusqu'à la porte d'entre en me donnant un dernier baiser.


POINT DE VUE: BILL





Aussitôt que j'eus refermé la porte derrière Tom, les deux tigresses me sautèrent dessus, à savoir Rose et Anaelle. Quoi? Vous ne comprenez pas? Patientez un peu, tout s'éclaircira.

- Bien, s'exclama Rose, on pourrait commencer maintenant, dit-elle d'une voix placide.

Nous nous dirigeons alors tous trois vers la cuisine où chacun prit place autour de la table.

- Alors mon petit Bill, tu nous as caché ta relation avec Tom, déclara Anaelle d'un ton doucereux. Avoue que vous êtes ensemble depuis plus longtemps que vendredi soir.
- N-Non,
parvins-je à articuler.
- Tu mens. Encore, répondit Rose severement. Le contrat stipulait formellement que tu nous en informes aussitôt.

Je déglutis à l'entente du mot " contrat ".

- J'ai accepté le changement de scénario, j'ai attendu un long moment avant que vous ne vous mettez en couple, à tel point que j'ai dû venir moi-même ici, dans ce bled pourri. Ma patience et ma tolérance ont des limites Bill, poursuivit-elle en haussant le ton.


Je gardais la tête basse, comme toujours lors des réunions. J'étais impuissant face à leurs regards amers, plein de dégoût et de haine.

- Tu fais pitié Bill, il a fallu plus de quatre mois et demi pour que tu ne le séduises, s'exclama Anaelle, une moue de dégoût sur le visage. On pensait que tu allais mieux jouer ton rôle que ça.
- Je me suis peut-être trompée,
proféra Rose, tu n'es peut-être pas le plus apte à interprêter ce rôle. Tu n'es pas assez fort.
- Tu es pitoyable, voilà ce que tu es,
cracha Anaelle.
- N-Non, je... je peux le faire, murmurais-je d'une voix à peine audible.
- Je n'en suis pas si sûre. Tu en es complètement incapable. Et tu sais pourquoi? Parce que tu es tombé amoureux mon petit Bill. L'abruti que tu es n'a pas su resister.
- J'ai l'impression qu'il ne respecte pas la plus importante des closes du contrat,
renchérit Anaelle d'un ton mielleux parfaitement detestable.
- Je... je t'assure que non Rose, je ne l'aime pas. N-Non, j-jamais, affirmais-je au bord des larmes.

Elle ria alors d'une rire sans joie. Un rire diabolique.

- A qui veux-tu faire croire ça? J'ai vu clair dans ton jeu Bill. Mais dis toi que d'une manière ou d'une autre, tout sera fini, tu le sais ça? Le 26 juin, quand vous aurez passé votre dernier examen et que vous irez à cette fête d'étudiants pour fêter dignement la fin du lycée, tu lui briseras le coeur, tu lui diras que tout est terminé entre vous. N'oublie pas que tu dois passer pour le pire des salauds.

Je déglutis à ces paroles que j'avais pourtant entendu maintes fois " le pire des salauds ".

- Il n'y arrivera pas, trancha Anaelle. Il est bien trop amoureux, dit-elle en insistant bien sur le dernier mot. Il ne pourra jamais rompre. C'est évident, ajouta-t-elle d'un air suffisant.
- Oh mais si Bill n'a pas le courage de le faire, je me ferais un plaisir d'aller déballer toute l'histoire à Tom.

Elle laissa planner un lourd silence durant lequel elle me regarda, un sourire narquois scotché aux lèvres. Comme si elle voulait me laisser le temps de bien enregistrer ses dires, comme pour me faire un peu plus souffrir.

- Bien, maintenant que nous t'avons remis les idées en place et que nous t'avons rappelé quels étaient tes véritables objectifs, nous pouvons en revenir à l'ordre du jour, continua Rose d'une voix posée et calme.
- Oui. Alors Bill, qu'en est-il? Il te l'a dit? questionna avidement Anaelle.

Je tournais la tête résigné, même si je n'étais pas en position de négocier ou pire, de résister. Je ne voulais pas leur dévoiler ça. Ce moment plus que magique n'appartient qu'à moi. Je ne veux pas le partager.

- Bill, tu nous dois la vérité. T'a-t-il dit qu'il t'aimait, oui ou non? s'écria Rose d'un ton menaçant.

Je vis leurs regards effrayants et intimidants, emplis d'une haine et d'une colère qui me firent frissoner. Je baissais alors la tête, honteux d'être si faible.

- Oui... chuchotais-je.
- Oh mais c'est que le petit Bill a plutôt bien rempli sa mission alors. Mais n'oublie pas la prochaine étape: lui briser le coeur. Et si tu n'en es pas capable ou si tu nous trahis, les choses se retourneront contre toi. En plus de perdre Tom, tu perdras aussi toute ta jolie famille. que vont penser Jack et Nicole s'ils apprenaient que leur cher enfant est payé pour piétiner le coeur d'un jeune homme qui a déjà trop souffert dans sa vie? Et la petite Elena, que va-t-elle penser de son grand frère maintenant?

Une larme de colère roula sur ma joue. Rose et Anaelle rièrent de plus bel.

- Ah, mon petit Bill, on t'avait pourtant prévenu. On t'avait dit de ne pas tomber amoureux, mais bien sur, tu n'en as fait qu'à ta tête.
- N'oublie pas,
rappela Anaelle, Tom ne t'aime pas vraiment. Il n'aime que le personnage que tu incarnes, celui que nous avons fabriqué. Tu n'es qu'un leurre. Rien de tout ça n'est vrai. Dans un peu moins de trois mois, tout sera fini, acheva-t-elle, un sourire railleur aux lèvres.
- N'oublie pas l'ordre de tes priorités, ajouta Rose en se levant.

Puis, elles s'en allèrent toutes les deux aussi vite qu'elles étaient venues, se réjouissant de la même façon de mon malheur. Je ne bougeais pas pour le moment. Mes membres refusaient de m'obéir. Je me contentais alors de fixer un point dans le vide, laissant mes larmes de tristesse, de culpabilité et de colère couler le long de mon visage.
Vous comprenez maintenant? Ou faut-il que je vous explique? A vrai dire, cette histoire est un peu compliquée, je vous l'accorde. Je pense que vous avez déjà pu deviner que je suis un connard, un enfoiré, un salaud, un idiot et tout ce qui s'en suit. Mais comme elles l'ont si bien dit, je suis un connard, un enfoiré, un salaud, un idiot amoureux.
Le bourreau fou amoureux de sa victime.
Mon rôle à moi, c'était de jouer le parfait connard, un mec sans humilité, le genre de dur au grand coeur. Le scénario de base soigneusement élaboré par Rose. C'était ce qui était censé faire craquer Tom. Mais comme vous avez pu le constater cela n'a pas très bien marché. J'ai alors décidé de le faire à ma manière, étant donné que le scénario de Rose n'était visiblement pas celui qu'il fallait adopter alors après de maintes supplications, j'ai réussi à avoir la permission de Rose pour changer la manière dont j'allais jouer mon rôle. Je pensais être assez fort et avoir la carapace nécessaire. J'avais décidé finalement d'être moi-même. C'était là, ma plus grosse erreur. Lorsque l'on joue la comédie, on ne peut pas être soi même, et inversement.
Le temps passait et on se connaissait de mieux en mieux, Tom et moi. Rose me reprochait ma lenteur, le but n'était pas d'être son ami mais bien son petit-ami. Quant à Anaelle, elle me reprochait de lui cacher une chose et elle profitait de toutes les occasions pour me faire part de ses soupçons. Elle n'avait pas tort. J'ai deux grands secrets. Le premier est que j'aime Tom le plus sincèrement possible. Le deuxième, c'est que je suis payé pour l'être.
Bon, ce n'est pas tout mais mais je dois aller me préparer, mon amour ne devrait plus tarder à arriver. Oui, mon amour, car pour encore trois mois, il le restera.




Coucou :D
J'espère que cette petite suite vous plaira.
Sachez que j'ai beaucoup aimé l'écrire, surtout le point de vue de Bill. Il y a la grande révélation. Voilà qui devrait expliquer beaucoup de choses je pense. Neanmoins, je n'ai pas donné tous les détails. Ils viendront par la suite :).
Ne déprimez pas trop même si la rentrée approche à grand pas!
Profitez bien du peu de liberté qu'il nous reste!
Bisous!

# Posté le mercredi 19 août 2009 09:57

Modifié le mercredi 26 août 2009 17:56

_Kapitel Sechzehn_

_Kapitel Sechzehn_
Je me délectais réellement de ce moment père/fils. Nos assiettes étaient désormais à moitié vides et le ton leger de la conversation se dissipa soudain pour laisser place au sérieux.

- Les choses vont changer tu sais. J'ai d'ailleurs pris quelques initiatives.

J'acquiesçais, silencieux, attendant calmement la suite.

- Je sais que je n'ai pas été un bon père et je tiens à me racheter. Je sais que tu dois penser qu'il est trop tard, tu es presque un adulte maintenant. Mais je ne voyagerai plus autant pour mon travail. J'ai acheté une maison à Hambourg que je vais partager avec ma compagne, Mary, je suis sure que tu l'apprécieras. Je voulais d'abord avoir ton ressenti là-dessus, finit-il en baissant le ton, presque ... timide?
- Sur quoi? le fait que tu aies une petite-amie?
- Oh et bien, en effet,
ria-t-il nerveusement avant de se passer la main dans les cheveux.
- De toute façon, je n'ai pas mon mot à dire. Et puis ce n'est pas la première fois que je te sais avec une autre femme que maman, dis-je en lui assignant un regard plein de sous-entendus.
- C'est différent cette fois. Je tiens à elle et puis, c'est officiel. Je voudrais vraiment que tu t'entendes bien avec elle. Et puis nous allons vivre ensemble.
- Oui, à Hambourg,
répliquais-je d'un ton froid qui sonnait presque comme un reproche.
- Tu n'aimes pas cette ville?
- Papa, ma vie est à Berlin maintenant,
soufflais-je agaçé, toutes mes pensées etant tournées vers Bill en ce moment même. Le quitter me semblait tout bonnement impensable.
- Oui, mais beaucoup de tes voeux pour l'année prochaine sont des écoles qui se trouvent à Hambourg ou à proximité et ...
- Quoi?
l'interrompais-je. Comment tu sais ça? Tu n'étais même pas là quand j'ai rempli les formurlaires, m'écriais-je un peu plus fort que je ne l'aurais voulu.
- Tom, je passe peut-être du temps loin de toi mais j'ai toujours veillé sur toi. J'appelle régulièrement ton lycée pour être au courant de tes notes et connaître les appréciations de tes professeurs. Je me suis renseigné et les écoles que tu as demandé à Hambourg font parties des meilleures. C'est naturellement que j'ai acheté cette maison. Je l'ai fait en pensant à toi, au fait que je serai plus proche de toi et à l'avenir que je voulais construire, avec moi, plus présent dans ta vie, et sans oublier Mary.

Je ne savais pas quoi répondre à ça. Je n'étais décidément pas habitué à voir mon père s'épencher autant. Mais ça me faisait du bien. Ca me faisait du bien de l'entendre dire toutes ces choses réconfortantes. Ca me faisait du bien de voir qu'il m'incluait dans sa vie future alors que ma mère m'en avait complètement exclu.
Après une petite étreinte, on retourna à la maison. Le trajet en voiture fut rapide bien que silencieux et c'est seulement lorsqu'il se garra dans l'allée que je me souvins qu'il fallait que j'aille rejoindre Bill chez lui.

- Papa?
- Mmh?
dit-il en enlevant les clés du contact.
- Je dois aller dormir chez un ami.
- Maintenant?
interrogea-t-il en fronçant les sourcils. Il est tard Tom.
- Je sais mais il m'attend.
- Comment s'appelle-t-il?
- Bill.
- Et?
- Comment ça " et " ?
- C'est tout ce que tu as à me dire sur lui?
- Pourquoi? Je devrais te dire quelque chose en particulier?
- Il passe beaucoup de temps ici non?
- Comment peux-tu le savoir? Tu n'es jamais là,
crachais-je un peu trop durement.
- Tom, soupira-t-il, même si je ne suis jamais là, tu n'es pas complètement seul.
- C'est-à-dire?
questionnais-je perplexe.
- Les Clark jettent un oeil sur toit de temps à autre. Ils euh... comment dire? s'assurent que tout aille bien.
- Ces gens m'espionnent?
m'indignais-je.
- Personne n'espionne personne. Ils veillent juste à ce qu'il ne t'arrive rien.
- Et puis, qui sont les Clark?
demandais-je désormais sur la défensive.
- Ce sont les voisins d'en face. Des gens charmants.
- Le couple avec les petites jumelles rousses?


Il acquiesça.

- Lorie et Melissa, deux petites terreurs si tu veux mon avis. Elles me font un peu penser à toi plus jeune, mais en double, souria-t-il.

Je posais ma tête sur le tableau de bord et soufflais bruyamment, analysant ma situation. Il y a à peine quelques heures je vivais en pensant que j'étais livré à moi-même et que mon père ne s'en souciait pas franchement. Il se foutait totalement de moi et là, j'apprends que peut-être, il se s'en fichait pas tant que ça. Je soupirais, déconcerté. Mes membres étaient tendus et j'avais besoin de me détendre. Et je savais que seul Bill pouvait m'apaiser. Je soupirais une deuxième fois et commençais à ouvrir la portière de la voiture.

- Tom.

Je me figeais à l'entente du ton dur, même autoritaire qu'il avait employé. Pouvait-il réellement m'empêcher de m'en aller après sa si longue absence? Pouvait-il réellement reprendre son rôle de père comme si de rien n'était après une si longue entracte?
Et je crois bien qu'il s'est posé les mêmes questions car je l'entendis soupirer puis balbituer:

- Tu... tu veux que je te dépose quelque part?
- Non, ça ira, il n'habite vraiment pas loin.


Je sortis alors sans plus un mot. Je montais rapidement dans ma chambre pour prendre quelques affaires et je partis en route pour chez Bill. Une fois arrivé, j'entrais sans même prendre la peine de frapper, comme j'en avais l'habitude. Je m'avançais dans la maison silencieuse en l'appelant.

- Bill?

Il n'y avait personne dans le salon, ni dans la cuisine. Le rez-de-chaussé étant désert, je montais rapidement les escaliers et me rendais directement dans sa chambre. Il était là, allongé sur son lit vêtu seulement d'un caleçon et ses cheveux étaient éparpillés sur l'oreiller. La pièce était plongée dans la pénombre mais quelques rayons de Lune venaient l'éclairer faiblement. Et dans cette lueur presque bleuâtre, je ne pouvais m'empêcher de le trouver purement magnifique.
J'enlevais mes vêtements pour me retrouver dans la même tenue que lui, m'approchais doucement du lit, rabbatis les couvertures et je le pris précaucieusement dans mes bras afin de le glisser bien au chaud dans les draps, puis, je m'installais à ses côtés. Je le pris dans mes bras et mis ma tête dans son cou pour respirer à plein poumon son odeur que je trouvais si rassurante. Sans m'en rendre compte, mes mains caressaient son dos et la douceur de sa peu me fit du bien. J'avais besoin de son contact.
Après quelques secondes seulement de tendres caresses, je le sentais gigoter contre moi. Il frotta son nez contre mon épaule puis, déposa ses lèvres sur celle-ci.

- Mmh... Tu es enfin là. T'en as mis du temps, dit-il de son adorable voix endormie.
- Je sais mais mon père ne voulait plus me lâcher.
- Comment ça s'est passé? C'était bien? Vous vous êtes bien amusés?


Je lui racontais alors le déroulement du dîner en compagnie de mon père ainsi que la révélation qui m'a été faite, à savoir qu'ils s'assuraient de mon bien être à distance. J'essayais de rester calme vis-à-vis de cette situation. Cela me genait au plus au point d'être espionné par des personnes que je ne connaissais pas. Je n'étais plus un enfant, je savais très bien m'assumer mais je devais avouer que j'éprouvais tout de même une once de soulagement en sachant que mon père s'interessait un tant soit peu à moi.
Je préfèrais passer vite à autre chose, oublier cette soirée, j'étais dans les bras de Bill et c'est tout ce qui comptait.
Mes mains caressaient tendrement ses hanches nues alors que ses lèvres trouvaient les miennes. La sensation de ses ongles griffants doucement mon dos m'électrisait completement. Et je ne pourrais dire depuis combien de temps nous étions dans cette position, à se caliner, s'embrasser, s'aimer. Mon coeur battait de plus en plus vite en sentant sa poitrine collée à la mienne, ses jambes entrelaçées aux miennes, sa langue jouant avec la mienne. A cet instant, notre étreinte était si serrée que rien n'aurait pu nous séparer. Je me sentais si leger à ce moment, si heureux. Je stoppais ensuite notre baiser et je vins frotter mon nez contre sa mâchoire, lui offrant par moment quelques baisers dans le cou.
Puis, les mots sortirent de ma gorge sans que je n'eus rien penser, commander, préméditer, les mots s'échappaient de ma bouche comme si je les avais pensé tellement fort qu'ils s'étaient articulés d'eux-même, comme si je les avais toujours prononcé.

- Je crois que je t'aime.

Salut :)
Je sais que je suis inexcusable de mettre tant de temps à poster mais j'ai une vie et ces temps-ci elle ne me laisse pas vraiment le loisir d'écrire. Malgré ce que peuvent dire bon nombre de personnes, en Terminale L, ça bosse. Et le soir, après une journée de cours plus qu'éreintante, le courage d'écrire n'y est pas du tout. Et puis, le week end, je passe plutôt mon temps à sortir, à me détendre, plutôt qu'à écrire.
Enfin bref, beaucoup de temps pour un si ridicule chapitre et croyez-moi j'en suis désolée. Il ne se passe rien d'interessant, je sais. Mais il est essentiel pour faire avancer les choses. J'espère que vous allez tout de même aimer.
Sinon, je vous souhaite de passer d'agréable vacances les gens :)
Oh et bienvenue aux nouvelles lectrices qui m'ont laissé de si gentils commentires :)
Bisous!

# Posté le jeudi 22 octobre 2009 12:29

Modifié le vendredi 23 octobre 2009 15:26