Je m'asseois sur mon lit, completement las et épuisé de cette journée. Je balaye ma chambre d'un regard satisfait, mon dur labeur n'aura au moins pas été vain. Une décoration simple mais cool. Elle me correspond tout à fait.
Je m'allonge, de la musique aux oreilles et repense aux moments passés. On dit qu'il ne faut rien regretter du passé seulement moi je regrette tout. Absolument tout. Pourquoi? Je n'ai pas envie d'en parler pour le moment. En cet instant j'aimerai juste dormir, dormir et retrouver la personne que j'aime, celle dont le destin m'a séparé.
[ ... ]
- Très bien, il ne manque plus que quelques signatures de vos parents ou tuteur légal et vous en aurez fini.
J'en ai plus que marre de toute cette paperasse mais bon, c'est ça d'arriver en milieu d'année. Enfin, milieu d'année, nous ne sommes qu'en Novembre.
Je sors enfin du lycée, ce nouvel établissement qui est désormais mien depuis deux jours. D'ailleurs, les gens sont bizarres ici. Ce sont tous des petits bourges qui le se la pètent. Depuis mon arrivée, ils ont les yeux braqués sur moi. Très bien, je comprends que mon look soit vraiment très différent du leur mais est-ce vraiment une raison pour fixer une personne de cette façon? De plus, le fait que je sois nouveau n'arrange rien à mon cas.
Devant les portes du lycée, se trouve cette même bande que j'avais remarqué dès mon premier jour. Les gens s'écartent même à leur passage. Ce sont les " Dieux " ici. Ils font la loi et rien ne leur resiste. Ils sont craints par tous les lycéens, tous les lycéens sauf moi. Ce n'est vraisemblablement pas eux qui me feront peur, je peux vous l'assurer. Ce sont juste des racailles de pacotilles, ils se feraient dessus s'ils connaîtraient les horreurs que j'ai du subir ou encore dans quel genre de situation je me trouvais et contre qui je devais me battre. Oh ça non, ils ne connaissent rien. Ils me font juste pitié, ils sont tellement ridicules à se croire au-dessus de tout le monde.
J'entre maintenant dans ma nouvelle demeure. Oui, demeure. Ce n'est pas une simple maison avec un carré d'herbe devant, non, elle est simplement magnifique. Ca change tellement de ce minuscule appartement que l'on avait avant. Comme vous l'aurez compris, je fais parti des " nouveaux riches ". Je n'ai jamais grandi avec une cuillère en argent dans la bouche et j'ai longtemps travaillé pour aider mes parents. J'enchainais petits boulots sur petits boulots, legaux ou illégaux tout dépendait. Mais quand on a besoin d'argent on ne se pose pas la question de savoir si ce que l'on fait est toléré par la loi ou pas. Comprenez-moi, ma mère reprenait ses études pour devenir infermière et mon père était chômmeur. J'y étais forcé.
Désormais vous vous demandez comment je peux vivre dans un quartier bourgeois avec une maison de rêve? Un coup de chance. En effet, c'est bien un coup de chance. Ma mère reprenait ses études pour devenir infirmière et a même réussi à le devenir, un jour à l'hôpital elle a sympatisé avec un de ses patients qui était directeur d'une entreprise multi-nationale. Elle lui parlait de sa situation et donc de mon père, ce glandeur de première. Le directeur l'a prit en pitié et a décidé de l'engager ; et il s'est avéré que mon père n'était pas un bon à rien mais était apparament très doué pour le commerce. De fil en aiguille, mon père s'est retrouvé directeur de commerce internationale de cette célèbre multi-nationale. Ne vous l'avais-je pas dit? Un coup de chance.
Vous savez désormais comment ma famille est passée du revenu minimum au revenu de classe supérieure.
Comme à mon habitude, je m'allonge sur mon lit, écoutant de la musique et repensant au passé. La solitude me pèse depuis son départ. J'aurai tant voulu l'avoir à mes côtés en ce moment même. Je n'arrive toujours pas à réasliser ce qu'il s'abat sur moi...
23h47. La porte de ma chambre s'ouvre sur ma mère. Elle s'approche de moi le regard désolé tandis que le mien est plutôt haineux en cet instant.
- Je suis désolée mon chéri, mais je n'ai pas pu me libérer avant.
J'hoche la tête. Tout simplement. Il y a longtemps que j'ai céssé tout dialogue avec ma mère. Elle me dégoute. Et pourtant, elle persiste à vouloir me faire la conversation.
- Ton père m'a appelé, il rentre vendredi du Brésil, c'est une bonne nouvelle non?
- Oui oui, j'aimerais dormir maintenant alors tu pourrais sortir s'il te plait?
Elle me dépose un baiser sur la joue et s'en va. Enfin. Non cette femme n'est pas une mère et ce père n'est pas un père. Vous l'aurez ainsi compris, j'aime ma vie. J'ai hérité de parents qui préferent privilégier leur argent et leurs liaisons extraconjugales. Comment pouvoir aimer de telles personnes? Aimer des personnes qui ont tout fait pour vous éloigner de ce qui vous est cher et qui lorsqu'ils vous voient au fond du trou préferent vous y laisser périr au lieu de vous en sortir.
Voilà mon premier chapitre. :)
J'espère que vous aimez.
C'est court je sais, mais c'est pour planter le décor.
Si vous avez des critiques, je suis ouverte alors n'hésitez pas! ;)
Bisous.
J'espère que vous aimez.
C'est court je sais, mais c'est pour planter le décor.
Si vous avez des critiques, je suis ouverte alors n'hésitez pas! ;)
Bisous.